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Comment réduire votre sentiment d'isolement grâce à une meilleure structuration de votre temps ?

  • 25 nov. 2025
  • 5 min de lecture

1. Introduction

Vous vous sentez parfois seul, même entouré ? Vous avez cette impression d’être connecté à tout le monde, mais relié à personne ? C’est une réalité que beaucoup vivent aujourd’hui.

Les études récentes, notamment celles de l’Organisation Mondiale de la Santé en 2025, montrent que la solitude est devenue une question de santé publique mondiale. Et ce qui est fascinant, c’est qu’on commence à comprendre que la façon dont nous structurons notre temps joue un rôle majeur dans ce sentiment d’isolement.

Je suis Mickaël Brugier et dans cette vidéo, je vais tenter de vous proposer quelques explications afin de vous montrer comment une meilleure organisation du temps peut réellement réduire votre sentiment d’isolement. Aller, c’est parti !

2. Le temps : un cadre social invisible

Le temps, ce n’est pas seulement « ce qui passe ». C’est aussi une structure invisible qui nous relie aux autres et à notre environnement. Quand nos emplois du temps se synchronisent, comme le travail, les repas ou encore les loisirs, les occasions de contact se multiplient naturellement. Mais quand nos rythmes se désalignent, les interactions s’amenuisent, et la solitude peut s’installer. C’est exactement ce que les chercheurs appellent aujourd’hui la « désynchronisation sociale ».

Une étude, du National Bureau of Economic Research de 2025, a montré que le télétravail, malgré ses avantages, réduit considérablement le temps passé avec d’autres personnes dans la journée. Et que, pour compenser, il faudrait programmer consciemment des moments de lien sociaux, car ils ne se produisent plus de façon aussi spontanés.

Autrement dit : sans structure temporelle partagée, le lien humain s’effrite. Structurer son temps, ce n’est donc pas devenir rigide : c’est choisir d’inscrire le lien social dans un cadre régulier. Et c’est ce cadre structuré qui peut permettre de retisser du lien.

3. Ce qui désorganise notre temps… et accentue l’isolement

Notre rapport au temps a profondément évolué, et trois phénomènes majeurs y contribuent.

3.1. Premier phénomène : le télétravail

Il a supprimé beaucoup de moments informels : la pause-café, le couloir, le déjeuner entre collègues.

Selon un rapport de l’OMS publié en 2025 sur la connexion sociale et la santé, ces micro-interactions sont pourtant essentielles à notre équilibre psychologique. Sans elles, le risque d’isolement augmente de manière significative.

3.2. Deuxième phénomène : le temps numérique mal structuré

Une étude publiée en 2025 dans le International Journal of Environmental Research and Public Health montre que le lien entre usage des réseaux sociaux et solitude suit une courbe en « U inversé » : un peu de réseaux renforce le lien, trop ou pas du tout accentue la solitude.

Autrement dit, ce n’est pas le temps passé en ligne qui compte, mais la manière dont il est structuré. Les interactions planifiées, forums, groupes, rendez-vous en ligne…etc., réduisent la solitude, alors que le « scrolling » passif l’aggrave.

3.3. Troisième phénomène : le décalage des chronotypes

Les recherches sur le sommeil et les rythmes chronobiologiques montrent que les « couche-tard » sont plus exposés à la solitude. Pourquoi ? Parce que leurs horaires ne coïncident pas avec les temps sociaux collectifs. C’est un point souvent ignoré, mais qui a un vrai impact sur la capacité à créer du lien.

 

Le résultat de ces phénomènes est que beaucoup d’individus vivent dans un temps social non structuré. Connecté mais isolé. Flexible mais vide de lien social.

4. Trois clés pour structurer votre temps et recréer du lien

Heureusement, les recherches récentes offrent aussi des pistes de solution très concrètes. Je vous propose ici trois leviers qui reviennent fréquemment dans les études.

4.1. Première clé : instaurer des rendez-vous réguliers

Les grandes revues de santé publique convergent : les interventions les plus efficaces contre la solitude sont celles qui instaurent une régularité temporelle. Pas des événements exceptionnels, mais des activités récurrentes qu’elles soient journalières, hebdomadaires ou mensuelles. Ce peut être un cours, une marche, un repas partagé, un appel visio chaque dimanche.

Ce qui compte, c’est que ce moment soit prévisible et stable. Cette régularité crée un effet d’ancrage : vous savez que, quoi qu’il arrive, il y a un moment où vous serez en lien. C’est cette constance et cette prévisibilité qui, petit à petit, fait baisser la sensation d’isolement.

4.2. Deuxième clé : adapter les horaires et respecter les rythmes

Les études sur le chronotype montrent que le sentiment d’isolement augmente quand notre rythme est désaligné de celui des autres. Pour y remédier, il faut offrir de la flexibilité structurée : plusieurs créneaux possibles, matin ou soir par exemple, et surtout, tenir compte de votre propre énergie.

  • Si vous organisez des activités, proposez deux horaires différents.

  • Si vous rejoignez un groupe, choisissez des moments où vous êtes vraiment disponible et présent.

Les chercheurs parlent ici d’ « inclusion temporelle ». L’idée est que chacun puisse trouver sa place dans un temps collectif.

4.3. Troisième clé : donner une intention au temps numérique

Les études de 2025 sur le « temps d’écran social » insistent sur un point : le numérique n’isole pas par essence, il isole quand il est non structuré. Utilisez vos outils pour créer des rendez-vous virtuels récurrents comme : un groupe de discussion qui se réunit chaque semaine, des échanges planifiés avec un ami, ou encore des activités hybrides (présentiel + en ligne).

Des projets comme RECETAS ou les programmes de « social prescribing » menés en Europe en 2025 sont des projets qui visent à démontrer scientifiquement que participer à des activités sociales récurrentes réduit l’isolement, améliore le bien-être et peuvent même diminuer les consultations médicales pour des causes psychosociales.

Le secret, c’est, encore une fois, la régularité et l’intention.

5. Une méthode simple pour commencer

Si vous souhaitez passer à l’action, je vous propose une méthode très simple, inspirée de ces recherches.

  1. Choisissez une activité sociale. En présentiel ou en ligne, peu importe. L’important, c’est que celle-ci vous plaise. Et que vous soyez ainsi motivé(e) !

  2. Bloquez un créneau fixe chaque semaine.

  3. Tenez-vous-y ; même si la motivation varie. Parfois, il faut s e forcer, mais une fois que cela y est, alors c’est partie…

  4. Évaluez ensuite : est-ce que je me sens plus relié, plus ancré, plus équilibré ?

Les études montrent qu’il faut environ six semaines de régularité pour que ces routines commencent à produire un effet durable sur le moral et le sentiment d’appartenance.

6. Conclusion

La solitude n’est pas seulement un manque de contact. C’est aussi en lien avec une désynchronisation temporelle, une perte de rythme partagé. En réintroduisant de la structure, des rendez-vous, des rituels, des temps communs, vous pourrez redonner au temps une forme sociale. Et cette forme-là, c’est celle du lien, de la présence, de la relation à l’autre… L’OMS le rappelle : la connexion sociale est aussi importante pour la santé que l’activité physique ou l’alimentation. Vous pouvez donc imaginer des activités qui combinent les 3 ! Comme ça, vous maximiserez vos gains ! Savoir structurer son temps en est donc un pilier essentiel.

Alors, si vous vous sentez isolé, commencez petit : une activité, un créneau, une régularité. Ce n’est pas spectaculaire, mais c’est profondément transformateur.

Merci d’avoir suivi cette vidéo. Si celle-ci vous a parlé, partagez-la autour de vous, abonnez-vous pour les prochaines, et dites-moi en commentaire : Quelle routine sociale pourriez-vous instaurer pour recréer du lien dans votre semaine ?

D’ici là : prenez soin de vous !

7. Sources

  • OMS (2025) — Commission on Social Connection, rapport mondial sur la connexion sociale et la santé.

  • NBER (2025) — Étude sur la structuration du temps et les effets du télétravail sur les interactions sociales.

  • MDPI (2025) — International Journal of Environmental Research and Public Health, étude sur le temps et la fréquence d’usage des réseaux sociaux et la solitude.

  • Revues systématiques 2025 — Springer & ScienceDirect : efficacité des interventions psychosociales sur la solitude.

  • Programmes européens RECETAS / Social Prescribing (2025) — essais pilotes sur la réduction de la solitude par activités régulières.

  • Fondation de France (2025) — baromètre sur la solitude en France.

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