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INDECIS ? LA TECHNIQUE DES 20 MINUTES POUR TRANCHER UN CHOIX DIFFICILE !

  • il y a 23 heures
  • 4 min de lecture
Le Carré de Descartes
Le Carré de Descartes

1. Introduction : Identifier ce qui pèse

Bonjour à toutes et à tous et bienvenue sur la chaine MB Consulting. Je suis Mickaël Brugier, et je suis très heureux de vous accueillir pour cette nouvelle vidéo. Aujourd'hui, je vous propose de vous présenter un outils qui peut permettre de résoudre des prises de décision que ce soit individuelle mais aussi dans le cadre d’un collectif (comme en entreprise par exemple) : le carré de Descartes !

Peut-être êtes-vous actuellement face à un choix qui tourne en boucle, comme : « Est-ce que je quitte mon job ? », « Est-ce que je m'installe avec cette personne ? », ou encore « Est-ce que nous lançons une nouvelle gamme de produit ?...etc. Vous avez probablement déjà fait des listes « pour et contre », mais vous sentez que cela ne suffit pas à lever les doutes.

Alors, préparez une feuille et un stylo, mettez-vous au calme. Nous commençons maintenant. C’est parti !

2. La Préparation : La Mise en condition

Le problème avec les listes « Pour/Contre », c'est qu'elles sont purement logiques. Or, une décision difficile est toujours émotionnelle. Pour trancher, on va utiliser une technique puissante : le Carré de Descartes. Cela devrait vous aider à voir les angles morts induis par votre cerveau. Le carré de Descartes est une matrice qui croise l'action (Faire/Ne pas faire) et l'événement (Se produit/Ne se produit pas).

Tout en haut de votre feuille, écrivez votre décision sous forme d'action positive. Pas « Est-ce que je dois... », mais l'action directe. Par exemple : « Démissionner pour monter ma boite » ou « Acheter cette maison ». Mettez la vidéo sur pause chaque fois que vous en aurez besoin ! Maintenant, divisez votre feuille en 4 cases ou en croisant deux lignes perpendiculairement.

3. L'Exploration des quatre cadrans

La matrice du Carré de Descartes
La matrice du Carré de Descartes

3.1. Case 1 (Haut-Gauche) – Le Bénéfice Évident

« Que se passera-t-il si vous prenez cette décision ? ». Listez les gains immédiats et positifs. Par exemple : Si vous démissionnez, vous êtes libre, vous pouvez créer votre projet, vous n’avez plus de chef…etc.

3.2. Case 2 (Haut-Droite) – Le Coût de l'Action

« Que se passera-t-il si vous NE le faites PAS ? ». Identifiez les avantages du statu quo et vos bénéfices cachés à ne pas bouger. Qu'est-ce que vous gagnez à ne rien changer ? Exemple : Si vous ne démissionnez pas, vous avez un salaire fixe qui tombe, vous gardez mes collègues sympas, vous dormez tranquille.

3.3. Case 3 (Bas-Gauche) – Le Prix à Payer

« Que NE se passera-t-il PAS si vous prenez cette décision ? ». C'est ici que la grammaire piège vos habitudes de pensée pour révéler de quoi vous devez faire le deuil (confort, sécurité, habitude). On ne gagne rien sans renoncer à quelque chose d'ancien. Ou sans préférer quelque chose de nouveau… Pour prendre des exemples : Si vous acceptez ce poste de direction, vous ne pourrez plus aller chercher vos enfants à 16h30. Si vous démissionnez, vous n'aurez plus de tickets resto, plus la sécurité du salaire qui tombe le 30, et vous ne verrez plus Martine à la machine à café. Soyez brutalement honnête sur ce qui va disparaître : votre confort ? l'approbation de votre père ? ...etc.

3.4. Case 4 (Bas-Droite) – Le Prix du Regret

« Qu'est-ce qui NE se passera PAS si vous ne le faites PAS ? ». C'est la question la plus cruciale. Si vous ne changez rien, quel prix paierez-vous dans 5 ans ? Qu'est-ce que vous regretterez de n'avoir jamais tenté ? Par exemple : Si vous ne démissionnez pas, vous ne saurez jamais si vous étiez capable de réussir, si vous seriez fier de vous, ou si vous sortiriez de cette frustration. C'est le moteur de la décision.

4. L’avocat du diable

Bien, maintenant que tout ceci est fait, vous avez votre matrice. Mais cela n’est pas aussi simple. Nous sommes des êtres partiaux en nous maintenant parfois dans la méconnaissance afin de ne pas avoir à changer. Justement… Cela fait partie des freins au changement. Et afin de limiter cette méconnaissance, maintenant je vous propose de vous faire l’avocat du diable. Pour ce faire, regardez les points positifs, les bénéfices, et négatifs, les pertes, et tentez de les réfutez. Votre objectif est de remettre en question vos propres déductions : Est-ce que les points positifs sont si positifs ? Est-ce que les points négatifs sont aussi dramatiques que ça ? L’idée ici est de réévaluer tout cela en vous critiquant : neutralisation des pertes, augmentation des bénéfices, baisse de l’importance de certains facteurs, réévaluation de vos peurs…etc.

5. Demander

Une fois tout ceci fait, demandez ! Demandez à différentes personnes ayant déjà vécu ce type de changement, des conseils. Si vous n’en avez pas dans votre entourage proche, vous pouvez consulter des forums et poser des questions. A ce stade, vous devriez être dans le flou le plus total, et c’est normal ! Toutes ces étapes ont pour but de vous permettre de faire remonter en conscience tout ce qui se joue. Le temps fera les reste. Votre cerveau va continuer à analyser ces nombreuses informations C’est durant le sommeil que le cerveau traite et analyse les données. Petit conseil : reprenez vos notes juste avant de dormir afin de les revoir correctement et à tête reposée.

6. L'Analyse et Conclusion

Souvent, nous sommes indécis parce que nous tournons en boucle sur la case 3 (la peur de perdre). Mais regardez la case 4 (le regret futur) : si la case 4 est plus lourde émotionnellement que la case 3, c’est que votre décision semble prise. La douleur de ne rien faire est plus grande que la peur d'agir. Le carré de Descartes permet de mieux se comprendre et de mieux comprendre les conséquences de vos choix. Vous venez de faire en 15 minutes un travail de clarification intense.

Si vous sentez que la décision est là, mais que vous avez encore peur de sauter le pas, c'est normal. Cela peut arriver C'est là qu'un accompagnement personnalisé peut être utile pour sécuriser le « comment » et le « et si ». Il n’existe pas de décision idéale. Vous les prenez avec votre conscience et votre congruence du moment : vous faites de votre mieux dans la situation telle que vous la percevez à ce moment donné. Ainsi, vous apprenez. Les erreurs sont de grandes sources d’apprentissage. C’est là que vous devenez autonome et que vous prenez la responsabilité de vos décisions et de vos actes.


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